25 octobre 2011

FNC Montréal: Survivre à "Blue Bird" et palmarès

58561710.jpgBon. Ce qui devait arriver est arrivé. Blue Bird, ce baobab nu, a fait de l'ombre à la forêt. J'ai vu quelques films de belle tenue (plus ou moins feuillus) en deuxième semaine du Festival du nouveau cinéma, dont La ballade de l'impossibleTouch The Sky (contre toute attente) et Hanezu, et puis aussi quelques-uns moins "tenus" mais vachement bien, comme Kotoko et Saya Zamourai, mais aucun n'est venu se loger là où Blue Bird s'est posé.

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Si le jury de l'Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC) a décerné une mention spéciale à Blue Bird dans la catégorie Meilleur film de la sélection internationale, il a préféré récompenser Volcano, de Rúnar Rúnarsson (Islande/Danemark), qui a également raflé la Louve d'Or... et que je n'ai pas vu, malheureusement.

Présentation de Damien Detcheberry dans le programme du festival:

Contrairement à ce que le titre semble indiquer, Volcano n'est pas un documentaire sur l'éruption volcanique d'Eyjafjöll en 2010. Il y a bien un volcan au bord de l'éruption, ici, mais il s'agit d'Hannes, un "jeune" retraité de 67 ans qui vient de quitter son emploi et se retrouve confronté à une vie de famille qu'il avait fini par laisser de côté: le ressentiment de ses enfants, avec qui il n'a jamais réussi à créer une réelle communication, la tendre indifférence de sa femme, qui peu à peu a pris la place de l'amour dans leur couple, la solitude du quotidien, enfin, quand les amis de longue date ont fini par prendre d'autres chemins. Loin de sombrer dans le pathos à partir d'un tel sujet, Rúnar Rúnarsson, jeune prodige islandais remarqué pour ses courts métrages (Anna, 2009; 2 Birds, 2008), prend la tangente et filme au contraire une des plus belles histoires d'amour "matures" depuis Cloud 9 d'Andreas Dresen. Comment prouver son engagement vis-à-vis de la personne que l'on aime et avec qui l'on a partagé, bon gré mal gré, la majeure partie de sa vie? Volcano est un magnifique hommage à l'apprentissage difficile de la maturité sentimentale.

Autre (bonne) petite surprise du palmarès officiel, de mon point de vue: la mention spéciale faite à The Ballad of Genesis and Lady Jaye, dont je vous parlais pas plus tard qu'ici, dans la catégorie Prix du public Temps Ø. Pourtant ce n'est pas un film facile.

Alors, palmarès à part, que me restera-t-il vraiment de cette deuxième semaine?

Peut-être Kotoko, de Shinya Tsukamoto (Japon, 2011), et le tendre et délirant Saya Zamurai, de Hitoshi Matsumoto (Japon, 2011):

Pour terminer, je me (re)mords les doigts de m'être trompé de jour et de n'avoir pu voir Snowtown, de Justin Kurzel (Australie, 2011), dont j'ai entendu de bons échos (tordus boyaux):

Commentaires

Chers journalistes blogueurs,

Ce message vise à vous informer personnellement que l’ATSA tiendra sa grande soirée d’ouverture de FIN NOVEMBRE le vendredi 18 novembre prochain. En cette édition d’exception, qui clos douze ans d’État d’Urgence*, l’ATSA a convié des centaines de citoyens à participer à la réalisation d’une courte vidéo extérieure (directement au centre-ville de Montréal), bien entendu filmée et ensuite intégrée à une immense installation vidéo intitulée «Quand en aurez-vous assez!», qui sera projetée sur la Place Émilie-Gamelin jusqu’au 27 novembre. Cette vidéo « choc », genre de grand geste collectif cathartique, dirigée telle une chorégraphie, sera lancée le soir même. Et c’est là que vous intervenez.

Vous sachant actif et influent sur les différents réseaux sociaux, nous espérons pouvoir compter sur votre infatigable doigté le soir du 18 novembre afin de diffuser la vidéo sur vos réseaux et/ou blogues, question de créer un buzz qui mettra en lumière l’obscénité de laisser les gens à la rue ou dans la misère pendant que les financiers font des milliards de profits. Il y a toujours 30 000 sans-abri dans les rues de Montréal et un écart grandissant des richesses dans l’économie mondiale. Cette installation vidéo crie l’indécence des moyens des uns comparativement aux avoirs des autres. Ce geste collectif sera une réponse à cette indécence, un appel, un espoir…

Bref, la vidéo devrait être lancée vers 23h le vendredi 18 novembre, et sera dès lors sur le Facebook de l’ATSA et sur GOODNESSTV.ORG. Bien sûr, vous êtes cordialement invités à venir participer au tournage et à la soirée d’ouverture de FIN NOVEMBRE, le vendredi 18 novembre à 19h, Angle Ste-Catherine et St-Hubert, métro Berri-UQAM.

Merci à l’avance,
Toute l'équipe de l'ATSA

* Pendant 12 ans, l’ATSA a produit l’État d’Urgence : une grande manifestation artistique et solidaire autour de la question de l’itinérance et de la précarité. L’État d’Urgence a pu offrir gratuitement plus de 32 200 repas, 65 nuitées, et compter sur l'aide de plus de 2238 bénévoles donnant plus de 8952 heures de travail seulement entre 2004 et 2010. Cet élan solidaire sans précédent nous a également permis de présenter plus de 1000 artistes, toutes disciplines confondues dans une ambiance festive vibrante et stimulante, donnant ainsi beaucoup de visibilité à une cause trop souvent mise à l’écart. Suite à une réflexion au cours des derniers mois, le projet sera finalement reconduit, plus sobrement, du 18 au 27 novembre 2011 sur la Place Émilie-Gamelin. La cause de l’itinérance étant toujours aussi pertinente et les liens que nous avons su créer avec chacun des participants au fil du temps étant précieux, nous n’avons simplement pas le cœur de tout abandonner et de nous taire. Si la formule de l’État d’Urgence a été revue et simplifiée, la nouvelle création intitulée FIN NOVEMBRE, davantage axée sur un propos artistique, garde les mêmes objectifs de rencontre entre le monde de la rue et le grand public.

Ecrit par : ATSA | 14 novembre 2011

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